Communiqué de presse
Octobre noir pour les salariés et crash social à Disneyland Paris
Chessy—Publié le 14/10/2022
La majorité des syndicats (71%) refuse de ratifier deux accords sur les horaires à Disneyland Paris. L'intersyndicale dénonce un passage en force et appelle à la mobilisation générale et à la grève.
Après plusieurs séances de négociations et deux projets soumis à signature, la majorité des Organisations Syndicales Représentatives à 71% (CFTC, CFE-CGC, CGT et UNSA Disneyland Paris) refuse de ratifier deux accords portant sur les horaires dits « choisis » et sur les rythmes horaires des Team Leaders.
Tous les deux sont porteurs d'importants reculs sociaux en instaurant une flexibilité généralisée des horaires de travail sans même en démontrer la nécessité. Les propositions, contre-propositions de l'intersyndicale CFTC, CGT et UNSA Disneyland Paris et celles de la CFE CGC n'ont même pas été étudiées.
Comme à son habitude le syndicat maison, la CFDT, signe seul un accord soumis à validation le 10 octobre sans succès, suivi d'un passage en force au Comité Social et Économique le 11 octobre (le fameux 49.3 déguisé). Voilà la magie féérique des Relations Sociales version Disney.
Le bilan de ce passage en force au CSE à propos des horaires flexibles et du rythme horaire des chefs d'équipe est catastrophique sur le fond et sur la forme pour la Direction de Disneyland Paris, puisqu'elle entend diriger cette entreprise en déclarant la guerre à quatre Organisations Syndicales sur cinq.
Sur la forme, le Secrétaire du CSE signe la convocation au mépris du droit et du règlement intérieur : un CSE dans des délais inférieurs à 7 jours (sachant que des points importants étaient encore envoyés par la Direction 4 jours avant). La Direction et le Secrétaire ont refusé de valider les demandes d'expertises des élus (14 sur 26) qui ont refusé de participer à cette consultation dont le seul but était d'imposer par le CSE ce qui avait été rejeté en négociation. La malhonnêteté totale avec l'appui constant de la CFDT.
Compte tenu du non-respect du cadre légal et des nombreux délits successifs, nos Organisations Syndicales se rapprochent de leurs conseils juridiques pour ester en justice.
Même si la Direction est passée en force avec l'aide des élus du syndicat maison qui sont restés silencieux, le résultat est sans appel : 12 votants sur 26 avec simplement 9 pour. Comble de la lâcheté la CFDT a demandé un vote à bulletin secret, les élus de l'intersyndicale CFTC, CGT, UNSA Disneyland Paris et ceux de la CFE CGC ont délibérément refusé de voter pour contrecarrer cette mascarade.
Les salariés peuvent remercier la CFDT pour la dégradation programmée de leur santé et de leurs conditions de travail.
Il est vraiment temps que la Direction Générale ouvre les yeux sur le vécu des salariés et mette de l'ordre dans les agissements douteux de la stratégie sociale dont la seule méthode semble être le recours à des actes immoraux et des arrangements entre amis au détriment de l'intérêt collectif.
L'intersyndicale prépare les salariés au conflit social et à la grève. La Direction l'a cherché, elle va le trouver : après avoir tout tenté nous appelons les salariés à la mobilisation générale.
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